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Résumé de la communication
Dans ''L’archéologie du savoir'', Foucault met son œuvre en balance avec le nouveau paradigme de la recherche en sciences sociales dans lequel l’analyse quantitative est déterminante. Ce n’est plus l’Homme, sujet pensant, qui est au centre de la connaissance, mais la quantité qui donne valeur numérique à toute chose, qui permet de voir collectivement les hommes dans les rapports qu’ils ont entre eux par les traces, quantifiables, que laissent leurs activités. Le chapitre conclusif de ''L’archéologie du savoir'' prend la forme d’un dialogue entre un lecteur imaginaire et Foucault. Le premier pousse l’auteur dans ses derniers retranchements, s'en faisant le critique impitoyable. Ce lecteur est un personnage fictif et son existence dans le texte met en cause directement l’existence même du philosophe. Le Foucault interlocuteur devient ainsi imaginaire par proximité, en tout point semblable au Foucault historique, mais paradoxalement différent de lui. Dans cette communication, je relèverai d’abord les procédés d’écriture utilisés par l’auteur dans la création de son double fictif. En deuxième, je montrerai en quoi cette représentation fictive apparaît comme une métaphore de la ''mort de l’Homme'', grand thème des sciences sociales des années 1950-1960. Enfin, j’identifierai les raisons qu’il y a, à ce moment, pour Foucault d'utiliser ce procédé dans la critique de son œuvre passée. Il s'en détache ainsi comme si elle fût d’un autre, illustrant de la sorte le mouvement vers le dépassement, impératif de la modernité.
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