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S'emmurer dans le silence : la catastrophe de Chapais vingt ans après

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Thérèse Villeneuve

Résumé de la communication

''L’objet'' de cette recherche doctorale est l’étude rétrospective des impacts de la catastrophe de Chapais de 1980 dans une perspective d’intervention sociale. L’incendie d’une salle appartenant à la mine a fait 48 décès et 40 blessés et a marqué cette ville à tout jamais. ''Hypothèse'' : Une tragédie collective affecte si profondément une population que ses habitants peuvent intégrer à tout jamais la consigne de ne pas en parler. Ce mot d’ordre, maintenu même après plus de vingt ans, nuit à une intégration saine de l’évènement. ''Méthodologie'' : Cette recherche consiste en une étude de cas collective permettant de retenir les caractéristiques holistiques de l’évènement (Yin, 1994). Nous avons effectué des entrevues en profondeur auprès de différents groupes : personnages de fonction et intervenants, victimes blessées et endeuillés. Près de 60 personnes ont participé, avec un faible taux de refus. Le concept de la mémoire collective y fut fondamental (Halbwachs, 1968, cité par Sabourin, 1993). ''Conclusions'' : un évènement traumatique modèle la culture communautaire. L’intégration de la consigne du silence se fait à tous les niveaux : la famille, le milieu du travail et la communauté. Il devient alors impossible de rompre ce tabou sans une contribution extérieure en ce sens. Le concept de la ville inhibée a été vérifié (Pennebaker, 1997). Une telle recherche a permis une ouverture favorisant la communication et de là, la résilience collective (Tousignant, 2001).

Contexte

section icon Date : 11 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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