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Un meilleur savoir scientifique aggrave-t-il la crise environnementale?

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Hervé Philippe

Résumé de la communication

Les scientifiques considèrent généralement qu’une meilleure connaissance du monde est une condition nécessaire à une meilleure protection de l’environnement et à une amélioration des conditions de vie. Par exemple, le GIEC fournit des efforts considérables pour mieux modéliser le climat et contribuer à la limitation du réchauffement. Cependant, l’histoire semble démontrer que ce n’est pas le cas : ainsi la biodiversité, bien mieux connue et modélisée qu’à l’époque de Linné, n’a jamais été autant érodée. Dans cette présentation, je me demanderai si la poursuite de cet idéal scientifique ne contribue pas significativement à la dégradation de l’environnement. Je détaillerai en particulier deux effets pervers qui ont été sous-estimés. Premièrement, les ressources nécessaires à la recherche scientifique, et les déchets associés, ont augmenté, et augmenteront encore, de manière exponentielle, allant à l’encontre des conclusions des scientifiques d’une nécessaire réduction de l’empreinte écologique humaine. Deuxièmement, les connaissances scientifiques sont devenues si riches, si complexes, qu’une ultra-spécialisation est nécessaire pour tout acteur social, dont les chercheurs. Ce savoir pointu limite fortement l’acquisition d’un savoir généraliste, pourtant primordial pour une bonne protection de l’environnement. Ces deux limitations étant intrinsèques à l’approche scientifique, une épistémologie prenant en compte la contrainte écologique devra être développée.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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