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Résumé de la communication
Dans son dessein de décrire le réel d’après nature et de mettre en lumière tous les sujets, même les plus sombres, le roman naturaliste français a multiplié les figures de pauvres gens s’abandonnant à leur sort. Songeons à Germinie Lacerteux (du roman éponyme des Goncourt) et à Gervaise Macquart (dans ''L’Assommoir'' de Zola), dont les destins involutifs invitent à étudier la frontière entre suicide et maladie, dans la mesure où leur mort est volontaire et précoce, mais ne résulte pas d’un geste délibéré. C’est bien plutôt par un laisser-aller navrant qu’elles se rendent victimes d’elles-mêmes. Difficile, donc, d’inscrire ces malheureuses parmi les suicidaires du naturalisme. Et pourtant… Si, depuis Maurice Halbwachs, on accorde qu’il faut séparer le suicide du sacrifice – un garde du corps se jetant devant les balles destinées à un chef d’état n’est considéré suicidaire par personne –, force est d’admettre aussi, compte tenu de ces deux exemples limitrophes, qu’il convient d’isoler le suicide de la passivité morbide. C’est à cette tâche que nous nous livrerons. La littérature étant particulièrement apte à nouer et à mettre en tension les enjeux psychologiques, sociologiques et philosophiques d’une question, notre analyse, en plus de proposer une lecture novatrice de deux grands romans du canon naturaliste, examinera les limites du concept de l’homicide de soi et montrera que, sur une échelle croissante de la volonté, le suicide s’intercale entre le sacrifice et l’abandon.
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