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Dépression et état de stress post-traumatique chez des femmes victimes de violence psychologique, physique et sexuelle dans leur relation amoureuse

JL

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Jacinthe Lemelin

Résumé de la communication

Un nombre grandissant de chercheurs soulignent l’importance de distinguer les diverses formes de violence entre partenaires intimes pour mieux saisir leurs conséquences sur la santé mentale (Campbell, 2008). Parmi ces conséquences, l’état de stress post-traumatique (ESPT) et la dépression sont parmi les plus souvent rapportés. L’objectif de la présente étude consiste donc à évaluer les relations entre les formes de violence vécues (psychologique, physique et sexuelle), l’ESPT et la dépression. Des femmes provenant de 28 maisons d’hébergement ont complété ces questionnaires: le ''Conflict Tactics Scale'' (Strauss et al., 1996), l’Inventaire de Dépression de Beck II (Beck et al., 1996) et l’Échelle Modifiée des Symptômes d’ESPT (Falsetti et al., 1993). Des résultats préliminaires indiquent que toutes les femmes de l’échantillon (n=45) rapportent de la violence psychologique. Cette dernière est associée de façon significative à des symptômes dépressifs et d’ESPT plus élevés. Les résultats indiquent également que la violence physique est significativement associée à des symptômes dépressifs plus élevés. En moyenne, les femmes ayant rapporté de la violence sexuelle présentent des symptômes d’ESPT plus élevés et tendent à présenter des symptômes dépressifs plus élevés que celles n’ayant pas vécu de violence sexuelle. L’examen des résultats permet de déterminer la contribution de chacune des formes de violence sur la santé mentale des femmes. Les résultats sont discutés en termes d’implications pour la recherche et l’intervention.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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