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Résumé de la communication
L’écriture de La Légende d’Antonia frappe tout d’abord le lecteur par la disposition du texte sur la page, chaque réplique ressemblant à un poème, puis par le constat que tout le texte est rimé. Nous proposerons une approche poétique de cette trilogie dramatique, et plus particulièrement du rythme. Nous montrerons que c’est par l’utilisation consciente du rythme que Dujardin cherche à créer ce qu’il appelle un «drame d’âmes». L’auteur lui-même dit avoir «cherché une forme infiniment souple qui puisse, selon le mouvement intérieur, s’allonger en quasi-prose ou se serrer en vers nettement ritmés [sic].» (De Stéphane Mallarmé au prophète Ézéchiel). Or si le rythme, comme l’écrit Henri Meschonnic (Critique du rythme), remet le sujet au cœur du discours, avec le personnage de théâtre, le rythme devient constitutif du sujet, dans la mesure où ce personnage est une construction du langage. Ainsi montrerons-nous que Dujardin n’est pas seulement l’inventeur du monologue intérieur de Les Lauriers sont coupés et qu’il a joué un rôle important dans le renouvellement de la forme théâtrale à la fin du dix-neuvième siècle. Certains de ses contemporains ont souligné ce rôle d’avant-garde, à l’instar de Mallarmé qui, dans Crayonné au théâtre, loue «l’emploi extraordinaire de la parole», le «cas rythmique mémorable» de la «tentative» que constitue l’écriture de La Légende d’Antonia.
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