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Résumé de la communication
Rédigés de manière non linéaire, les récits en prose "Monsieur Teste" (1946) de Paul Valéry et "Palomar" (1983) d’Italo Calvino posent les limites de l’intellection pure et les possibilités du texte littéraire à rendre compte d’une conscience, celle du sujet, comme témoin réfléchi des phénomènes de l’univers. Bien qu’issus d’époques et de mouvements littéraires différents (poésie moderne française, roman néoréaliste italien) Valéry et Calvino parviennent néanmoins à une esthétique comparable, qui valorise l’éclatement formel du récit et la construction d’un regard lucide et poétique. Que ce soit par l’œuvre composite "Monsieur Teste" où Valéry met en scène un homme solitaire vivant de l’intérieur, ou encore "Palomar" de Calvino décidant un beau jour d’arpenter du regard la moindre parcelle de l’univers, un élément demeure constant : le fragment comme manifestation de la pensée. Se pose alors la question si bien formulée par Jacques Derrida: « À partir de quel moment et dans quelles conditions une inscription devient-elle littéraire ? » Et comment le sujet, ce « morceau de monde » comme le souligne Calvino, ou encore cette « image textuelle – partielle ou rompue – d’un organisme humain » comme le rappelle Alain Rey, donnent-ils à voir ou à concevoir ce qui demeure hors d’atteinte pour l’oeil? Au terme de quoi, l’analyse du fragment comme manifestation de l’invisible me permettra d’interroger l’esthétique de Valéry et Calvino et la création d’un vide, aussi bien comme contenu que comme forme.
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