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Résumé de la communication
Cette étude a pour but d’entreprendre une lecture mythocritique de l’œuvre Lélia de George Sand, dans sa version originale de 1833. Plusieurs ont associé à la deuxième version du roman, parue en 1839 et différant largement de l’original, le mythe de « Prométhéa », femme qui s’est libérée des chaînes de sa naissance et de la pétrification (Hoog, 1992). Ceci démontre la capacité mythographique de Sand, apte à réécrire et féminiser les mythes, jusqu’à créer ses propres systèmes de croyances (Naginski, 2007). Toutefois, la première version de Lélia, répondant à des mythes plus traditionnels, n’aura pas su retenir un aussi grand intérêt de la part des études sandiennes, au sens où l’étude du mythe chez Sand s’est concentrée sur le second souffle littéraire de l’auteure (1836-1876), que l’on considère comme caractéristique d’une « nouvelle religion » (Naginski, 2007). Néanmoins, nous jugeons que la première Lélia renferme également ses propres mythes, révélés par le biais de la mythocritique qui « […] prend pour postulat de base qu’une image obsédante, un symbole moyen, peut être non seulement intégré à une œuvre, mais encore être intégrant […] » (Durand, 1979). C’est donc en adoptant une lecture mythocritique du roman de 1833, en y déchiffrant les réseaux mythologiques et les mythèmes utilisés, que nous comprendrons quelle était cette « prison des dieux » dont la deuxième Lélia s’est libérée par sa réécriture.
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