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Marqueur électrophysiologique de l'intégration binoculaire chez l'humain

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Laura Lefebvre

Résumé de la communication

Les réponses électrophysiologiques associées aux interactions binoculaires chez l’humain sont souvent difficiles à interpréter en raison du manque de correspondance avec la perception. Afin d’établir un meilleur marqueur électrophysiologique de la vision binoculaire, des potentiels évoqués visuels monoculaires et binoculaires ont été enregistrés chez 12 jeunes adultes normaux auxquels des différences interoculaires de réfraction (anisométropie) ont été induites à l’aide de lentilles convergentes. Un damier à renversement de phase était présenté monoculairement et binoculairement selon cinq niveaux de réfraction : 0, 2, 4, 6 et 8 Dioptries (D). Des index d’intégration binoculaire ont été calculés à partir de l’amplitude de la composante N75-P100 et de la P100-N150 en utilisant la formule suivante : Réponse binoculaire - Somme des réponses monoculaires. Les index électrophysiologiques ainsi obtenus ont ensuite été comparés à la perception stéréoscopique telle que mesurée par le Randot Stereo Test. Des ANOVAs ont révélé une diminution significative des index d’intégration binoculaire sous les conditions anisométropiques 4, 6 et 8D pour les deux mesures (N75-P100 et P100-N150). Un patron identique en fonction de la différence interoculaire de réfraction fut observé sur le plan perceptif, i.e., la stéréoperception était abolie à 4D et plus. Nos résultats montrent qu’un calcul approprié de données électrophysiologiques peut constituer un indice utile et fidèle de la perception sous différentes conditions de vision binoculaire.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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