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Paysages, mémoire et imaginaire ou quand l’Ouest sauvage devient la grande métropole américaine

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Thibault Gardereau

Résumé de la communication

Entre 1890 et 1945, les écrivains français tentent de saisir et de transcrire une nouvelle Amérique, celle de l’ère de l’industrialisation, et renouvellent ainsi l’imaginaire du Nouveau Monde. Cette transformation est en partie liée aux rapports qu’entretiennent les auteurs avec le paysage américain, qu’il soit naturel ou urbain. Même si le mythe de l’Ouest reste tenace, l’espace naturel devient à la fin du XIXe siècle et au début de XXe siècle, un espace poignant ou dur à vivre. L’exotisme se modifie et il faut « réinterpréter la distance historique qui a été posée par le discours occidental [d’avant 1890] entre le paysage, la nature et la culture ». De plus, le paysage représenté par allusions discursives appuyées par le souvenir d’un court ou long séjour ou par des références culturelles et littéraires pose le problème de la relation entre le réel topographique et le réel discursif — ce réel discursif n’est souvent que le paradigme de la mémoire, de l’imagination et de l’horizon d’attente . Ipso facto, ce qui a construit le paysage américain est avant tout un geste mémoriel et culturel, geste mémoriel qui a tendance à peindre le paysage naturel à l’image de souvenirs livresques, historiques et subconscients ; geste culturel qui a tendance à décrire le paysage urbain à l’échelle de l’espace américain. Cette métamorphose de l’espace de la libre sauvagerie aux paysages majestueux sur lequel souffle le vent de la liberté en celui du caprice policé et démiurgique

Contexte

section icon Date : 12 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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