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Résumé de la communication
Depuis les premiers tatouages des guerriers Maori de Polynésie jusqu’aux modifications chirurgicales actuelles, le corps humain ne cesse de s’offrir comme une surface inscriptible sur laquelle chaque civilisation vient apposer sa marque. Loin de l’accessoire ludique, le vêtement est un ''marqueur civilisationnel'' symptomatique de notre assignation à une classe sociale, une ethnie particulière, et un genre prédéterminé. Il instaure la possibilité pour le sujet de se façonner en fonction d'un « schéma » imaginaire qu'il se construit de lui-même, et devient cet « autre moi » qui structure notre autoreprésentation. Ainsi, nous postulons des mises en scène identitaires de la « féminité » tout autant factices que celles de la « masculinité », où le genre considéré comme construction sociale des corps rend visible la contingence des stéréotypes qui régissent l'ensemble des disciplines culturelles. Les vêtements ne feraient-ils alors que réifier les normes de représentation du corps ou parviendraient-ils à les altérer à la façon dont Judith Butler, dans ''Défaire le genre'', nous invite à les « retravailler » ? Dès lors, grâce aux créations artistiques actuelles de la photographe Julianne Rose (''Autoportrait Chantant'', 2006) et de Pilar Albarracin (série de photomontages brodés, ''Flamenca'', 2009), nous postulerons ici la possible résistance de ces femmes artistes face aux standards de représentation des corps, où « refaire » son vêtement conduit à « défaire » les normes binaires du genre.
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