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La Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination envers les femmes et les pratiques de gestion étatiques des religions

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Johanne Philipps

Résumé de la communication

Bien que la cause des femmes soit au coeur du débat sur l'aménagement du religieux dans la société, peu de référence est faite à l'application de Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. (Ci-après CEDEF) Cette convention adoptée en 1979 par l'Assemblée générale de l'ONU, stipule, que la discrimination signifie « toute distinction, exclusion ou restriction fondée sur le sexe dans les domaines politique, économique, social, culturel et civil ou dans tout autre domaine ». De plus, son article 5 précise que les États prennent des mesures pour modifier les modèles et les schémas et modèles de comportement socioculturel. La littérature juridique émet des réserves à l'endroit de l'application de la CEDEF. On considère généralement que la possibilité pour les femmes de se prévaloir de la liberté religieuse, et d'ainsi quitter leur appartenance religieuse, s'avère suffisante pour justifier que l'État n'interfère pas dans les affaires des groupes religieux. Un discours cependant émerge qui favorise l'application d'un retrait de bénéfice en vers les groupes religieux. Ceci semble davantage correspondre aux obligations contractées par les États signataires de la CEDEF. Selon Sunder (2003), les États ne sont pas neutres face aux religions. Les lois promulguées par les États renforcent les positions des courants religieux intégristes au détriment des forces progressives des communautés. Un examen de quelques pratiques de gestion étatiques des religions révèle un constat similaire.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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