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La détresse psychologique incite-t-elle les conducteurs à prendre davantage de risques sur la route?

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Claudia Thibault

Résumé de la communication

En altérant la perception du risque et la prise de décision (Breakwell, 2007), la détresse psychologique pourrait pousser une personne à prendre davantage de risques sur la route. Ces considérations nous ont incité à entreprendre une étude auprès de plusieurs centaines de conducteurs des deux sexes, de 18 à 65 ans, tout en tenant compte des observations de Ouimet (2000) à l’effet que l’on retrouve trois fois plus de comportements routiers à risque chez les hommes que chez les femmes d’un même groupe d’âge. Les participants ont répondu à une batterie de questionnaires incluant l’IDPESQ (''Indice de Détresse Psychologique de l’Enquête Santé Québec'') et la version française (Richer et Bergeron, 2009) du ''Dula Dangerous Driving Index'' (Dula et Ballard, 2003). Les résultats indiquent d’abord que les hommes rapportent plus de comportements à risque que les femmes, et ceci indépendamment du niveau de détresse ressentie. Par ailleurs, on observe non seulement que les femmes ayant un niveau plus élevé de détresse ont tendance à prendre plus de risques que les autres femmes, mais aussi qu’elles ont eu deux fois plus d’accidents au cours des trois dernières années. À la lumière de ces résultats, peut-être y a-t-il lieu de s’interroger sur les liens possibles entre certains comportements téméraires effectués sous l’influence de sentiments de détresse ou d’émotions autodestructrices (tendances suicidaires) et la survenue d’accidents routiers ?

Contexte

section icon Date : 13 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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