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Résumé de la communication
Si quelques études ont éclairé le symbolisme de l’hiver dans des romans québécois qui en font le cadre spatio-temporel privilégié de l’intrigue, on a porté moins d’attention aux cas où l’hiver est privé de sa fonction de repère saisonnier. Que signifie la référence à l’hiver dans un univers fictif qui ne respecte pas le fil du temps? Quelle est la charge symbolique ou la fonction textuelle d’une apparition qui semble gratuite? Peut-on l’expliquer par sa simple valeur poétique? Ces occurrences constituent-elles un réseau symbolique spécifique? Cette communication abordera deux cas où l’hiver n’ancre pas l’intrigue dans une suite de saisons, mais appelle d’autres interprétations. D’une part, dans certains textes d’Anne Hébert et de Marie-Claire Blais, l’hiver est un organisateur textuel qui permet de reconstituer le fil conducteur entre les événements dans le désordre. Au-delà de la fonction technique, il faut se demander ce qui explique son apparition à un endroit plutôt qu’à un autre. D’autre part, dans la trilogie récente de Blais ou chez Gaëtan Soucy, par exemple, les occurrences de l’hiver ponctuent des récits qui brossent un tableau soit d’une île tropicale avec ses canicules, soit d’un enclos mythique sans repères spatio-temporels; de quelle charge symbolique sont alors investies les occurrences de l’hiver? Ces deux cas suggèrent que l’hiver imaginaire est un état d’âme plutôt qu’un contexte climatique, ce qu’affirme la critique actuelle, mais que révèle-t-il de notre âme?
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