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Peut-on comprendre la précarité et la marginalité du protestantisme évangélique au Québec à la lumière de la pensée de Peter L. Berger ?

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Isaac Nizigama

Résumé de la communication

En prenant les Baptistes, les Pentecôtistes, les Mennonites, les membres de l'Alliance chrétienne et missionnaire, les membres de l'Église missionnaire évangélique, les Adventistes, l'Armée du Salut, les méthodistes et les Frères dans le Christ comme les seuls évangéliques francophones œuvrant au Québec en 2001, ils constituaient ensemble seulement 0.6% de la population totale de 15 ans et plus s'identifiant à au moins une religion dans cette province (cf. Statistique Canada, recensement de 2001). Comparativement aux chiffres révélés par beaucoup d'études concernant le néo-Évangélisme aux États-Unis et au Canada anglais, cette proportion de l'Évangélisme francophone québécois exprime une marginalité évidente. La théorie de la sécularisation de Peter L. Berger (1929 - ) accorde une place prépondérante aux structures de crédibilité de toute réalité sociale, y compris la religion. Ces structures influencent, voire déterminent, non seulement l'existence des réalités sociales, mais également la survie, la croissance et le déclin de ces dernières, fussent-elles religieuses. Appliquée à la marginalité et à la précarité inhérentes à la réalité de l'Évangélisme francophone québécois dans son contraste avec la « poussée » évangélique américaine contemporaine, cette théorie se révèle d'un potentiel explicatif énorme étant donné les structures historico-politiques d'un côté favorables et de l'autre hostiles, rendant compréhensible la crédibilité croissante d'un côté et l'hostilité toujours ferme de l'autre face à l'Évangélisme.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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