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Profils de bien-être psychologique et social chez les personnes aux prises avec un trouble mental grave en processus de réinsertion au travail : une étude prospective

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Guillaume Fortin

Résumé de la communication

Alors que certains modèles en psychologie positive suggèrent que le niveau de bien-être d’un individu est déterminé exclusivement par sa constitution biologique, d’autres approches soutiennent plutôt que les actions et les circonstances de vie peuvent provoquer des changements durables quant au bien-être d’une personne. Dans le but d’évaluer si l’obtention d’un emploi compétitif était associée à des changements des niveaux de bien-être psychologique (BEP) et social (BES), une étude prospective a été réalisée auprès de 302 personnes avec un trouble mental grave inscrites dans un programme de soutien à l’emploi. Les résultats ont révélé une augmentation des niveaux de BEP et de BES entre l’entrée dans le programme et le suivi à neuf mois, mais ces augmentations n’étaient pas significativement liées au fait d’obtenir un emploi. De plus, la satisfaction en emploi et le nombre d’accommodements implantés en milieu de travail n’étaient pas liés aux différents groupes de bien-être. Des ANOVAs ont cependant indiqué que le groupe ayant un bas niveau de BEP et de BES présentait une estime de soi plus faible et des symptômes cliniques plus élevés. En somme, le niveau de bien-être des participants n’était pas associé à l’obtention d’un emploi, et ce, même en contrôlant pour les variables de l’environnement de travail. Cependant, les variables de nature personnelle s’avéraient significatives pour déterminer le niveau de BES et de BEP chez la personne, supportant ainsi le modèle biologique.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2010
host icon Hôte : Université de Montréal

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