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Résumé de la communication
L'Apocalypse, dernier texte de l'Ancien Testament, fascine par la destruction de l'humanité qui y est faite. Or, la destruction à l'oeuvre est avant tout celle de la nature, de l'habitat humain, par l'imposition de fléaux. L'Apocalypse devient alors un trope intéressant pour l'écocritique, car elle informe un mode de relation humain-environnement. Depuis toujours l'être, dépendant de son habitat, redoute d'être emporté par sa destruction. Cette frayeur, projetée dans le mythe apocalyptique, se renouvelle dans l'art des différentes cultures. En ce tournant de troisième millénaire, une analyse comparée des chansons du groupe montréalais Beast et celles de Richard Desjardins révèle une vue commune et non définitive de l'Apocalypse. D'une part, les textes de Beast, fidèles en apparence à la poétique biblique de soumission à un dieu destructeur se résolvent dans une apocalypse séculaire du "moi" en tant que Bête, coupable avec son espèce, de la destruction environnementale. D'autre part, les chansons de Desjardins traitent du génocide des peuples amérindiens comme d'une apocalypse culturelle, qui a détruit les liens entre les "derniers humains de la terre" et leur habitat naturel. La présente communication démontrera comment les deux univers - Beast et Desjardins - s'accordent à la postmodernité en représentant l'apocalypse sous le mode comique, puisque la destruction, loin d'être absolue et définitive, laisse place à un monde d'où émanent les voix qui la recréent.
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