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Conscience morphologique chez des élèves sourds : l’analyse de commentaires métalinguistiques obtenus dans le cadre d’une tâche morphologique

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Catherine Madden

Résumé de la communication

Si on peut facilement concevoir que les sourds, en raison de leur manque d’accès à l’oral, ont des difficultés à traiter la structure phonologique des mots (Musselman, 2000; Perfetti et Sandak, 2000), rien ne semble justifier qu’ils aient des difficultés à traiter leur structure morphologique, dans la mesure où les morphèmes, comme le –eur de chanteur, constituent des unités de sens visuellement accessibles. À partir de ce constat, l’objectif de cette recherche est de vérifier si de jeunes élèves sourds traitent explicitement la structure morphologique des mots écrits. À cet effet, il a été demandé à 26 élèves sourds âgés entre 9 et 12 ans de déterminer lequel de deux pseudo-mots (ex : indocteur et indernier) était le plus semblable au mot-cible (ex : injuste) et de justifier leur réponse. Les commentaires recueillis ont été analysés à partir d’une grille, inspirée des travaux de Leow (2000, 2001), qui définit différents niveaux de conscience morphologique. Les analyses démontrent que, dans l’ensemble, les sujets ont eu recours autant à leurs connaissances morphologiques que sémantiques et orthographiques pour justifier leurs choix. Globalement, ces résultats suggèrent que les élèves sourds qui ont participé à cette étude ont induit certaines règles de formation des mots et que le traitement morphologique est en développement chez ceux-ci. D’autres études sont maintenant nécessaires afin d’évaluer plus précisément l’impact des connaissances morphologiques explicites sur le développement de la lecture chez les élèves sourds.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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