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Résumé de la communication
Les communautés fermées gagnent en popularité dans plusieurs régions du monde (Coy, 2006; Durington, 2009). L’introversion et l’enfermement de l’habitat qu’elles supposent se voient généralement associés à une volonté de privilégier l’entre-soi et l’homogénéité résidentielle (Capron, 2006). Toutefois, de telles interprétations du phénomène reposent encore sur des études qui s’intéressent peu à l’expérience habitante de ceux qui choisissent d’y résider. Nous proposons ici de nous pencher sur cette expérience, plus spécifiquement à travers la notion de chez-soi. À l’instar de Bachelard (1964), nous considérons ce chez-soi aussi bien à travers sa dimension matérielle qu’à travers le corps d’images qui au fil de la vie individuelle se voit concentré autour de cette idée. Plus précisément, nous posons la question: quelles relations se dessinent entre l’histoire des lieux habités et l’idée de chez-soi idéal qu’entretiennent les habitants de communautés fermées? Afin de répondre à cette interrogation, nous nous appuierons sur onze entretiens semi-dirigés réalisés au cours du mois de juin 2010 auprès de onze habitants de communautés fermées du projet AlphaVille, au nord-ouest de la région métropolitaine de São Paulo. La parole des habitants rencontrés souligne d’une part les relations étroites qui lient chez-soi, mémoire et quête d’un idéal perdu (Breux, 2009; Mallet, 2004) et amène d’autre part à nuancer la volonté de distinction sociale et de mise à distance de l’autre comme motifs pour résider en communauté fermée.
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