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La responsabilisation du spectateur dans « Funny Games » (1997) de Michael Haneke

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Marc-Antoine Lévesque

Résumé de la communication

Michael Haneke fait acte de rudesse cinématographique envers son spectateur. Démarche avec un but bien précis : responsabiliser celui qui regarde. La communication vise à démontrer les différentes étapes de responsabilisation auxquelles est soumis le spectateur. En s'appuyant sur l'ouvrage ''Les rites d'interaction'' du sociologue Erving Goffman (notions d'interaction) et les recherches de C. Wheatley (éléments cinématographiques techniques), il sera avancé que les interactions du spectateur avec la diégèse (actions des personnages, jeu avec les conventions du genre cinématographique), ainsi que celles avec la technique (adresses à la caméra, choix esthétiques) ont pour conséquence de renvoyer le spectateur à lui-même : le menant à un questionnement sur sa présence, tout en percevant la part qu'il prend à ce qu'il voit (fait filmique et fait cinématographique). Le spectateur sort de sa position habituelle de spectateur (immersion) pour faire appel à l'amateur (Goffman) qui se trouve en lui. L'amateur est celui qui prend acte du fait cinématographique et prend conscience du dispositif - du cadre d'expérience (Goffman) dans lequel il se trouve. La responsabilisation se fait donc par l'entremise d'un usage particulier de la technique cinématographique soutenu par une construction diégétique, qui exploitent et explorent les attentes du spectateur, en les lui dévoilant. Ces éléments faisant de ''Funny Games'' une fabrication bénigne (Goffman) pour le spectateur dans le but de le responsabiliser face aux images qu'il consomme.

Contexte

section icon Date : 9 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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