Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Résumé de la communication
Langue française, catholicisme et paysans ont été longuement associés à la culture canadienne française. Cependant, à l’ère de l’industrialisation, l’urbanisation amène le francophone à sortir de sa campagne et à risquer d’y perdre son français. Au début du XXe siècle, des auteurs, comme Savard, réagissent en mettant en scène le vocabulaire vernaculaire des Canadiens français. Par contre, l’après-guerre voit l’émergence d’une pluralité dans le langage des personnages de certains romans, comme ceux de Roger Lemelin. Avec l’étude du vocabulaire utilisé par les personnages du roman de Félix-Antoine Savard, Menaud, maître-draveur, et celui de Roger Lemelin, Les Plouffe, j’ai analysé l’impact de la langue à ces époques charnières dans la littérature québécoise du début du XXe siècle. Je me suis attardée, notamment, sur l’utilisation des canadianismes, des archaïsmes, des anglicismes et du français standard et soutenu. Cette recherche a traduit la dynamique de l’époque respective des deux auteurs à l’étude. Ainsi, alors que Savard conduit Menaud vers une résistance traduite par un protectionnisme et un repli sur soi, Lemelin, avant-gardiste pose la question de l’ouverture sur l’extérieur et manifeste l’évolution du Québec en indiquant la capacité du Canadien français à prendre la parole et à revendiquer. Cette parole est un des signes de l’évolution du peuple québécois en matière d’innovation et d’avancée culturelle.
Vous devez être connecté pour ajouter un élément à vos favoris.
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour continuer.
Outils de citation
Citer cet article :
MLA
APA
Chicago
Ajouter un dossier
Vous pouvez ajouter vos contenus préférés à des dossiers organisés. Une fois le dossier créé,
vous pouvez ajouter un article ou un contenu de la liste ou de la vue détaillée au dossier sélectionné dans la liste.