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Résumé de la communication
Selon Tiphaine Samoyault, l’épigraphe se définit comme un collage intertextuel qui permet de placer une citation en exergue d’un texte, qu’il soit chapitre, roman ou pièce de théâtre. Ce procédé apporte un éclairage nouveau au texte qu’il surplombe. Comme l’a souligné Irène Langlet, son utilisation, véritable mode littéraire, n’a pas manqué de se faire sentir jusqu’au sein de la science-fiction, dès les années 1960. Dans un cycle comme celui de ''Dune'', écrit par Frank Herbert, l’épigraphe agit en qualité d’indice, annonçant le contenu du chapitre qu’elle précède aussi bien que les évènements survenant plus tard au sein du Cycle, ce qui tend à briser l’unité temporelle de la narration. Cette rupture permet pourtant de créer, par un habile jeu littéraire, une fresque vaste et complète qui s’appuie sur une intertextualité culturelle très importante. Cette utilisation symptomatique, qui se perpétue dans tous les volumes du Cycle, soulève d’importantes questions auxquelles cette étude tentera de répondre. À la lumière des théories de Gérard Klein et Gérard Genette, on se demandera si on peut encore parler d’épigraphes s’il n’y a aucune filiation littéraire derrière les citations. On verra également que la notion d’intertextualité est trompeuse et qu’elle bafoue le code herméneutique en s’auto-générant. On conclura enfin en démontrant que ce que l’on peut qualifier d’''épitexte'' permet à l’œuvre de science-fiction de se créer, sinon une renommée, du moins une légitimité littéraire.
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