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Le mythistoire de la Grande Noirceur : quelques pistes de réflexion

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Alexandre Turgeon

Résumé de la communication

2010 fut riche en commémorations, la Révolution tranquille fêtant son 50e anniversaire. À cette occasion, on célébrait autant son avènement que la fin de la Grande Noirceur, cette sombre période de l’expérience historique des Québécois, remise en question par maints historiens qui rejettent cette représentation caricaturale du passé. La Grande Noirceur, un mythe? Il n’en fallait pas plus pour que réagissent des témoins comme Jacques Godbout. Le verdict est sans appel. Loin d’être un mythe, la Grande Noirceur est réelle, Yves Lever niant aux historiens nés après 1960 le droit de regard sur cette période. Pourquoi de telles réactions? Le nœud du problème consiste en une dichotomie irréversible dans l’imaginaire entre « réalité » et « mythe », associé à la fiction. En témoignent les ouvrages Mythes et réalités dans l’histoire du Québec, où Marcel Trudel départage la réalité du mythe, le vrai du faux... Or, comme le rappelle Gérard Bouchard, le mythe s’inspire de légendes et de folklore mais s’inscrit également dans l’avéré et le documenté. Aussi, la polysémie du terme mythe est-elle responsable de cette confusion. Bien qu’utilisant le même mot, les différents acteurs ne parlent pas le même langage. Pour mettre un terme à cette confusion, je propose le concept de mythistoire. Au mythe fabulateur s’oppose le mythistoire qui relève du réel et du fictif. Qu’entend-on par mythistoire? Que représente la Grande Noirceur? Et que faire d’elle en 2011? Voici les principales questions auxquelles cette communication tentera de répondre.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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