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Les effets de féminisation et de fréquence d’occurrence sur la production de marqueurs morphologiques dérivables chez les enfants du primaire

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Lise L'heureux

Résumé de la communication

À quel niveau scolaire les enfants peuvent-ils faire l’association d’un mot à sa famille morphologique pour justifier l’orthographe de sa lettre muette (lait/laitier)? Selon les modèles développementaux, ce ne serait qu’à la fin du primaire. Cependant, plusieurs chercheurs dont Sénéchal (2000) observent des représentations morphologiques dès la 2e année. Sénéchal note que les lettres finales morphologiques sont mieux réussies si les mots ont un féminin, mais que l’exposition des enfants à l’écrit n’a pas d’influence sur la réussite, contrairement à d’autres études qui observent un effet de fréquence lors de tâches d’identification de mots. Cette recherche a pour but d’observer à quel niveau scolaire les enfants représentent les lettres muettes dérivables et de considérer l’influence des facteurs de féminisation et de fréquence d’occurrence sur la réussite morphologique (lettre muette) et orthographique. 431 élèves du primaire, de tous les niveaux, ont écrit une dictée composée de 24 paires de mots de type lait / laitier, regroupés selon 3 conditions morphologiques de féminisation et de fréquence d’occurrence. L’analyse préliminaire des résultats indique que plus de 50 % des élèves de 2e année produisent correctement les lettres muettes et que la scolarisation aurait plus d’impact sur la réussite des lettres muettes que sur la réussite orthographique globale. De plus, la fréquence des mots et des familles morphologiques aurait un effet sur la réussite des lettres muettes, mais pas l’existence d’une flexion féminine.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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