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Résumé de la communication
Dans le cadre de la politique d’interculturalisme et sur le fond arrière de laïcité, les communautés chrétiennes orthodoxes se retrouvent dans une situation paradoxale : d’une part en tant que communautés culturelles, elles sont invitées à partager leur « capital culturel » avec la société québécoise; d’autre part, en tant que communautés religieuses, elles restent invisibles et marginalisées. Comment se définir « orthodoxe » dans une société laïque? L’Est européen n’applique pas le même sens du concept, qu’on peut retrouver dans certains documents. Pour lui, l’orthodoxie est le pivot qui a forgé son identité nationale et culturelle. Voilà pourquoi les églises orthodoxes en diaspora sont les scènes où se joue la transmission identitaire. Ceci explique la répartition des églises orthodoxes en diaspora sur un principe national, plutôt que local qui cause un repli communautaire. Cela a justifié la définition d’identité orthodoxe comme en soi exclusive. Or, l’isolement des communautés orthodoxes est en double contradiction : avec les principes de la politique d’interculturalisme et avec le dogme orthodoxe de l’amour trinitaire. La responsabilité de s’en sortir est aussi double. Pour le faire, il faut d’abord redéfinir l’orthodoxie à partir de son propre système de valeurs, et après, revaloriser le « capital culturel » des communautés orthodoxes pour la société pluriculturelle.
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