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Temps et espaces en langue des signes française de Belgique (LSFB)

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Aurélie Sinte

Résumé de la communication

La langue des signes française de Belgique (LSFB), à l’instar des autres langues signées (LS), s’articule dans l’espace situé autour et sur le corps du signeur. Cet espace est linguistiquement décrit en plusieurs zones dans lesquelles s’inscrivent les structures grammaticales. La zone globale dans laquelle le signeur situe tous les signes qu’il fait est appelée « espace de signation ». Il comporte les différents lieux d’articulation des signes, c’est-à-dire à la fois l’espace disponible autour du signeur (aussi loin que les bras de celui-ci peuvent s’étendre) et le corps lui-même. Il est organisé en différents types d’espaces grammaticaux. Pour la LSFB, Meurant (2008) suggère la distinction entre l’espace déictique, l’espace frontal, l’espace du signeur et l’espace latéral. Chacun d’eux est activé dans des structures linguistiques particulières. La question sur laquelle nous nous arrêtons concerne le rôle joué par ces différents espaces dans l’expression des références temporelles et en particulier dans l’organisation spatiale de plusieurs événements liés dans le temps. En LSFB, nous avons observé cinq lignes du temps et un plan « calendaire » sur lesquels s’ordonnent les références temporelles. Chacune de ces lignes occupe l’espace situé autour et sur le corps du signeur d’une façon différente. Nous voudrions exposer la façon dont ces lignes s’articulent dans les différents espaces et montrer comment la nature du point de référence énonciatif influence cette organisation spatiale.

Contexte

section icon Date : 10 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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