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Contributions pour une syntaxe de l’art paléolithique

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Matteo Scardovelli

Résumé de la communication

L’analyse archéologique des premiers témoignages artistiques produits par nos ancêtres s’est souvent attardée sur les questionnements relatifs aux « pourquoi » et « comment » de leur production. Néanmoins, le courant structuraliste (notamment avec Leroi-Gourhan) a porté grande attention à l’analyse statistique des données archéologique, par exemple en relevant une certaine régularité dans l’association des signes et des symboles, ou dans l’association figure-contexte. Dans ma communication, je vise à mettre en évidence les résultats de mes recherches dans les domaines du cognitivisme (Michel Denis, Meunier, Peraya), de la psychanalyse (Jung) et de la sémiologie (Peirce, Eco, Groupe μ), en les appliquant au domaine de l’archéologie de l’art. Les « structures anthropologiques de l’imaginaire » (Durant) font en sorte que les éléments de l’imagination et de la figuration se disposent autour des noyaux signifiants préstructurés qui constituent une véritable syntaxe de l’imaginaire. C’est toujours dans des conditions d’obscurité, de pauvreté sensorielle – dans la nuit, dans le studio du psychanalyste, dans des grottes – que l’imaginaire révèle son agencement spécifique, qui dans ses directrices principales paraît traverser les siècles et les lieux. En m’appuyant sur des données concrètes, je vise à montrer que ce n’est pas la sémantique (le « quoi ») mais bien la syntaxe (ou « rythmique » des signifiés) qui constitue une forte marque de l’universalité de l’esprit humain.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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