pen icon Communication
quote

Féminin pluriel : le discours du reproche

GD

Membre a labase

Genevyève Delorme

Résumé de la communication

Si la critique s’entend pour dépeindre l’écriture au féminin comme une «courtepointe» où le corps biologique et le corps textuel fusionnent, donnant naissance à une créature polyphonique, à la fois femme et femmes, reste que l’objet en lui-même demeure difficilement définissable. Comment, en effet, reconnaître LE féminin ''dans'' l’écriture, alors que LA Femme demeure une création de l’esprit? En ce sens, parler d’''écriture'' féminine ne constitue-t-il pas un piège théorique? C’est ainsi que, dans cette communication, nous nous proposons d’examiner une nouvelle avenue : celle d’''un'' discours féminin ''dans'' la littérature. Ce discours du reproche, tel que nous l’avons nommé, présente quatre caractéristiques spécifiques - caractéristiques que nous entendons expliciter à l’aide de textes de femmes médiévales que tout a séparé. Nous entendons montrer le fil conducteur liant entre eux des écrits de Radegonde (VI[SUP e] s.), Dhuoda (IX[SUP e] s.), la Comtesse de Die (XII[SUP e] s.), Héloïse (XII[SUP e] s.) et Christine de Pizan (XIV[SUP e] s.), créant du même coup cet ''Autre'' corpus, devenu autosuffisant - à la fois singulier et légitime : féminin. Enfin, nous soulèverons, quoique très brièvement, la possibilité que le discours du reproche soit toujours lisible dans la littérature féminine actuelle.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :