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Résumé de la communication
L’humanitaire s’organise, se complexifie, se professionnalise alors qu’en parallèle, des États dits « fragiles » peinent à surmonter les crises subséquentes qui les assaillent. L’idée de crise ou de transition permanente, malgré la contradiction d’une telle formule, est de plus en plus utilisée pour faire référence à des pays comme Haïti, le Pakistan ou la Somalie. En ce sens, on est en droit de se demander si l’émergence de structures de gouvernance hybride, a priori temporaire, dans lesquelles les ONG humanitaires participent, vient renforcer ou contester l’autorité locale dans ces États. Cette contribution partira de l’hypothèse que les espaces décisionnels mis en place pendant une crise humanitaire constituent de nouveaux espaces de gouvernance. Dans un contexte de crise persistante, cette gouvernance se trouve partagée entre les autorités locales et certaines ONG humanitaires internationales. De ce fait, les opérations humanitaires sont non seulement politiques, mais un présupposé d’apolitisme tend à camoufler les réelles implications des ONG dans la gouvernance d’un État en crise sous des impératifs d’urgence et d’humanitarisme. Suite à une exploration sur le territoire haïtien afin d’effectuer une série d’entrevues avec différents acteurs impliqués dans les camps de déplacés, cette contribution s’attardera à présenter le camp comme un espace privilégié pour observer la lutte ou la compétition des agences onusiennes et des ONG humanitaires avec les autorités locales.
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