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L'appropriation et la Déclaration de Paris : un discours convaincant, mais en sommes-nous convaincus?

CS

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Charles Saliba-Couture

Résumé de la communication

En mars 2005, la Déclaration de Paris lance un « nouveau » mot d’ordre afin de rendre l’aide au développement plus « efficace », notamment via le pilier de l’appropriation. Toutefois, face aux nombreux défis et obstacles qui se posent à l’appropriation, et face aux nombreuses critiques qui lui sont adressées dans la sphère académique, il semble que le discours de l’appropriation, qui peut apparaître aux premiers abords plutôt convaincant, cache en fait plusieurs ''contradictions'' et ''relations de pouvoir''. En effet, les ''contradictions'' sont multiples et celles-ci découlent notamment de l’ambiguïté du discours sur l’appropriation le rendant ainsi sujet à diverses interprétations, parfois contradictoires, selon le sujet qui se l’''approprie''. De plus, le discours des donneurs est contradictoire par rapport au discours de la période des programmes d’ajustement structurel. Plusieurs piliers de la Déclaration de Paris, tels que l’harmonisation et la gestion axée sur les résultats, entrent également en contradiction avec l’appropriation. Quant aux ''relations de pouvoir'', elles perdurent malgré les soit disant « bonnes intentions » des donneurs. Les rapports de pouvoir entre l’aideur et l’aidé, entre l’évaluateur et l’évalué, entre l’expert et l’objet d’expertise amènent plusieurs chercheurs à parler de ''donor-driven ownership'', ce qui confirme l’idée selon laquelle le discours accordant davantage de pouvoir décisionnel aux pays récipiendaires serait une façade à des pratiques (pré)déterminées par les bailleurs.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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