pen icon Communication
quote

Les oiseaux prédateurs, des acteurs principaux dans la dynamique des populations et les flux d'énergie d'un écosystème : l'exemple de la toundra

JT

Membre a labase

Jean-François Therrien

Résumé de la communication

Au sommet des réseaux trophiques, les oiseaux prédateurs présentent une faune diversifiée dans de nombreux écosystèmes. Dans la toundra, ils incluent les harfangs, buses, faucons, labbes et goélands qui s'alimentent tous de petits mammifères. Il a été suggéré que la pression de prédation réalisée par ces prédateurs pourrait réguler les populations d'herbivores. Par contre, les données empiriques visant à vérifier cette hypothèse sont rares. Depuis 1993 sur l'île Bylot au Nunavut, nous mesurons les réponses numériques (variations en nombre) et fonctionnelles (variation du taux de consommation) de ces prédateurs en fonction de l'abondance des proies. Nos résultats démontrent que la pression de prédation effectuée par les oiseaux prédateurs est considérable, et qu'elle permet de réguler les populations de petits mammifères, principaux herbivores de la toundra. De plus, en suivant ces oiseaux par télémétrie satellite, nos résultats démontrent que le harfang des neiges, de par ses mouvements interannuels étendus, participe à la régulation des populations de petits mammifères sur une échelle continentale. Finalement, le suivi satellitaire nous a également permis de démontrer que ces oiseaux prédateurs, spécialistes de l'écosystème terrestre, séjournaient en mer durant l'hiver, s'alimentant de ressources marines. Ces observations suggèrent que les subsides allochtones provenant du milieu marin pourraient ultimement affecter le fonctionnement de l'écosystème terrestre arctique.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :