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L'éthique de l'authenticité responsable de l'apparence sexy des femmes

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Mariette Julien

Résumé de la communication

De nos jours, la valorisation de l’expression de soi et la recherche d’authenticité semblent singulariser les mentalités et imprimer une tendance de comportement (Ferry, 2002). Ces deux impératifs ne peuvent qu’être associés à une éthique, c’est-à-dire à une esthétique en termes d’exaltation de l’univers du sensible (Ricoeur, 1990). L’éthique étant posée comme mode d’appréhension du monde vécu, il devient possible de considérer l’authenticité comme fondement éthique de la mode féminine. En raison de la nature hypersexualisée de la mode contemporaine, le recours au terme « éthique » peut toutefois choquer. C’est que l’éthique et la morale réfèrent généralement « à ce qui est estimé bon » (Ricoeur, 1996); de l’ordre du vouloir personnel dans le cas du premier et de l’ordre du devoir dans le cas du deuxième. Or, l’éthique de l’authenticité, une des conséquences de l’individualisation, repose au départ sur de bonnes intentions : celles de se rapprocher le plus possible de son naturel et d’être vrai (Taylor, 1992). Comme l’insoumission et le dévoilement de l’intimité sont désormais perçus comme des attitudes naturelles et authentiques (Le Guay, 2005), on peut penser que la contagion de l’impudeur vestimentaire que certains dénoncent sévèrement (Montreynaud, 1993) trouve ancrage dans l’obligation de paraître authentique. En optant pour une allure sexy, les femmes se sentent plus vraies.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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