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Résumé de la communication
Depuis les années 1960, on construit le « problème » de la sous-représentation des autochtones dans l’enseignement de l’histoire nationale (au deuxième cycle du secondaire) au Québec. Plus précisément, on critique l’idée que les autochtones n’apparaissent dans l’Histoire qu’à partir de l’arrivée des colons français, et qu’ils disparaissent ensuite progressivement au XVIIIe siècle. Une fine analyse du contenu des programmes, des manuels approuvés par le ministère et des examens de juin combinée à une dizaine d’entrevues avec les fonctionnaires indiquent que les concepteurs du programme Histoire et éducation à la citoyenneté (2007/2008-) ont inscrit à leur agenda ce problème avec une proéminence significativement plus grande que les concepteurs du programme Histoire du Québec et du Canada (1982-2008). Comment expliquer cette différence? Utilisant le modèle des trois courants de John Kingdon, nous concluons que c’est surtout le « courant de la politique » qui a changé depuis les années 1980. On assiste depuis à une tendance internationale, canadienne et québécoise à reconnaître les peuples autochtones et à concevoir en conséquence le Québec comme étant une société multinationale. Cette nouvelle conceptualisation du Québec a, selon nous, « dramatiquement » augmenté les chances que s’inscrive en haut de l’agenda des concepteurs du nouveau programme le problème de la sous-représentation des autochtones dans l’enseignement de l’histoire nationale.
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