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Résumé de la communication
Comment peut-on être Persan ? Formulée il y a près de trois siècles par Montesquieu dans ses Lettres persanes, cette question fera l’objet de cette communication concernant les interactions entre l’Islam et la culture religieuse persane, à travers notamment la figure du Prophète iranien Zarathoustra, dont l’enseignement constitua les fondements de « l’iranité » au sens culturel, religieux et identitaire du terme. L’invasion arabe s’est imposée, au VIIe siècle, à l’Empire Perse comme un évènement traumatisant et douloureux, mais il n’en demeure pas moins que cet événement a donné lieu, au fil des siècles, à une synthèse étonnante, exceptionnelle, intelligente et heureuse, une sorte de fusion entre deux monothéismes ; l’une instaurée et pratiquée en Perse depuis déjà près de mille cinq cents ans, et l’autre fraîchement née en Arabie du VIIe siècle. C’est grâce à cette synthèse que les préceptes zoroastriens de la culture persane purent survivre, car le persan perdura comme langue souveraine, les fêtes et les coutumes millénaires persanes (comme le Norouz) continuèrent à être célébrées, et l’identité d’une grande civilisation fut sauvegardée. Parallèlement, l’Islam, en tant que nouvelle religion monothéiste, fut accepté, aimé et pratiqué, et trouva ainsi sa place dans le cœur et dans l’esprit des Persans. La question posée par Montesquieu, certes dans un contexte très différent, reste néanmoins d’actualité, et permet de mieux comprendre cette « iranité » et cet « Islam iranien » si importants et si chers aux Persans.
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