pen icon Communication
quote

Racisme, assimilation et identité nationale : le débat sur la Loi d'immigration de 1910 au Canada, un observatoire privilégié de la pensée dominante du début du XXe siècle.

AS

Membre a labase

Antoine Saillard

Résumé de la communication

À la fin du 19ème siècle, moins de 20 000 immigrants entraient chaque année sur le sol canadien. À la veille du premier conflit mondial, ils étaient plus de 400 000 à venir y chercher une situation meilleure que celle qu’ils avaient laissé dans leur pays d’origine. Le gouvernement canadien a constamment tenté de contrôler ce phénomène massif et croissant et de le faire converger avec un projet de société, une identité nationale et un développement économique particuliers; bref, de distinguer le migrant idéal, voire fantasmé, de la menace pour la cohésion et le développement de la Nation canadienne. Il ne s’agira pas ici de faire un énième constat statistique de l’ampleur du phénomène au début du XXème siècle, ni de se cantonner à la simple histoire législative. En étudiant les débats parlementaires de la loi d’immigration de 1910, qui a considérablement restreint les critères d’admissibilité au Canada, c’est aux représentations politiques que nous souhaitons nous attaquer. Nous pensons qu’il est possible, à travers l’analyse du discours politique, de saisir les schèmes de pensée dominants qui présidaient à la définition d’une immigration souhaitable et non-souhaitable. Les notions de racisme, d’assimilation et d’exclusion seront ainsi au centre de notre étude. Afin de relativiser cette pensée élitaire, et d’aborder sa diffusion dans l’espace public, notre travail reposera également sur l’analyse de certains éditoriaux pendant la période qui entoure l’adoption de la loi.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :