pen icon Communication
quote

Symboles sociopolitiques du colonisateur et du colonisé : Prospero et Caliban au Québec

LP

Membre a labase

Leticia Anabel Paulos

Résumé de la communication

De nombreux auteurs se sont inspirés de l’oeuvre de Shakespeare «La tempête» (1611), et de son « esclave sauvage», Caliban, pour raconter l’histoire des opprimés du monde colonisé et pour décrire la relation dialectique qui s’instaure entre les deux protagonistes de cette relation: le colonisateur et le colonisé. Après les années 1950, «La tempête» deviendra un «manifeste de décolonisation » (Zabus, 1985) : Prospero et Caliban seront réappropriés et mis en scène par les intellectuels pour exprimer la condition de dépendance culturelle, politique et économique vécue à Cuba (Fernandez-Retamar, 1973), en Martinique (Césaire, 1969) et, finalement, au Québec (Dorsinville, 1974). Dans les années 1960, alors que le Québec était en pleine transformation sociale, plusieurs chercheurs et pamphlétaires (Berque, Memmi, Vallières) avaient déjà associé la situation vécue par les Canadiens français d'alors aux combats menés par les colonisés du monde. Aujourd'hui, quelle est l'utilité de la matrice coloniale, et surtout, de l'ouvrage «La Tempête» pour comprendre la situation québécoise contemporaine? Selon nous, «La Tempête» permet de re-situer les rapports de pouvoir qui se sont établis et qui persistent toujours au Québec et d'analyser de manière inédite les différentes thèses qui ont tenté de percer l'identité québécoise. Pour faire valoir ce point, nous identifierons à partir de la littérature trois figures interprétatives de Caliban, comme métaphore renouvelée et renouvelable des tensions identitaires vécues par les Québécois.

Contexte

section icon Date : 11 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :