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La fêlure écologique en Occident vers 1940 : l'hypothèse Yourcenar/Caillois et le cas du DDT

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Yves Tremblay

Résumé de la communication

On attribue aux naturalistes du XIXe siècle l’origine du mouvement écologique et on considère souvent que Silent Spring de Rachel Carson signale l’avènement de l’écologie politique. Mais entre les deux il y eut un grand travail sur les sensibilités à l’égard de la nature dont il importe de rendre compte pour comprendre l’action écologique. La sensibilité est un objet difficile pour le scientifique et les écrivains sont l’un des seuls recours pour la comprendre. Pensons à Marguerite Yourcenar (1903-1987), dont les opinions écologiques sont connues. Elle situe une « fêlure » dans les rapports Homme/nature autour des « années de la Seconde Guerre mondiale et celles qui l’ont immédiatement précédée ou suivie », années où a « opéré pour certains d’entre nous une sorte de reconversion ». Elle s’explique en citant l’anthropologue et écrivain Roger Caillois (1913-1978) : « J’ai peu à peu cessé, dit-il, de considérer l’homme comme extérieur à la nature et comme sa finalité. » On peut tester l’hypothèse Caillois/Yourcenar en observant que le débat sur le DDT a justement été une « fêlure » dans la conscience occidentale par laquelle l’écologie a gagné le public. L’histoire du DDT est complexe, aussi on se limitera ici à retracer certains aspects de l’expérience canadienne à partir des archives fédérales. Cette communication a donc deux objectifs : primo, décrire l’émergence d’une sensibilité écologique en Occident ; et secundo, situer une fêlure dans la conscience publique à partir du cas du DDT.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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