pen icon Communication
quote

Les militants de Raymond Lévesque : pour une mémoire des anonymes

AG

Membre a labase

Anne-Catherine Gagné

Résumé de la communication

Malgré une longue et prolifique carrière, les chansons de Raymond Lévesque sont rarement étudiées et quand elles le sont, c’est selon le modèle de plusieurs autres analyses qui s’attardent à un seul aspect d’une chanson, généralement le texte. Or, nous croyons que l’interaction entre le texte et la musique donne toute sa richesse à une œuvre, particulièrement chez Lévesque pour qui ce rapport tient tantôt de la complémentarité, de la contradiction, de l’ironie, etc. Nous proposons alors de réaliser, selon le terme développé par Stéphane Hirschi, une analyse de type cantologique – tenant compte du texte, de la musique (mélodie, rythme et arrangements) et de la performance – de la chanson « Les militants » de Raymond Lévesque, présentée lors de la troisième édition des ''Poèmes et chants de la résistance'' en 1972. Le texte se veut une dénonciation du bâillonnement, l’emprisonnement, voire l’assassinat de certains militants dévoués à une cause populaire. La musique, que l’on attendrait très rythmée, énergique, comme un élan, commence au contraire par une mélodie au piano qui tient presque de la berceuse et utilise des arrangements inspirés du jazz qui tendent à créer une ambiance feutrée. Ce décalage entre le texte et la musique met au jour un type d’engagement qui, chez Lévesque, constituerait non pas à un appel à l’action, mais plutôt à la conscience et surtout à la mémoire, une sorte de requiem que la présence d’un chœur féminin à la fin de chanson n’est pas sans mettre en évidence.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :