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Résumé de la communication
Depuis l'amorce du processus démocratique en 1990, le concept de la société civile a eu droit de cité dans les débats sur la vie politique camerounaise. Dans la pensée politique africaine et africaniste en général (Bayart, Chazan, Chabal et Daloz, Mbembe, etc.), ce concept est le plus souvent envisagé comme une entité séparée et autonome de l'État. Pourtant, à observer, la vie politique camerounaise, la séparation entre sphère publique et sphère privée a été plus mythique que réelle en raison de l'interpénétration réciproque entre État et société civile. En effet, répondant à la logique patrimonialiste et clientéliste de l’État, les différents acteurs de la société civile instrumentalisent leurs appartenances ethno-régionales en vue de satisfaire leurs ambitions politiques particulières. Ce qui contribue à l'affaiblissement voire à l'effacement d'une société civile indépendante et autonome. Nous voudrions, à la faveur de cet article, illustrer à partir de l’exemple camerounais le rapport complexe entre État et société civile. Notre communication suivra deux axes. Premièrement, sur la base des concepts de la "politique du ventre" de J-F Bayart, de l'"Etat néopatrimonial" de J-F Médard et de la "Postcolonie" de A. Mbembé, nous étudierons les stratégies d’assujettissement de la société civile par l’État. Deuxièmement, nous nous interrogerons sur la logique qui commande les actions des acteurs de la société civile, des actions qui s’inscrivent plus dans la logique d’individualisation que d’individuation.
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