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Mise au point et essais d'appâts semi-artificiels à partir de résidus industriels, pour la pêche au homard (Homarus americanus)

JV

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Jean-Francois Vermette

Résumé de la communication

La pêche au homard nécessite l'utilisation de poissons propres à la consommation humaine comme appâts (maquereau, hareng). Il y a un besoin sur le marché pour des appâts à homards durables, efficaces et peu coûteux. Le CTTÉI et Merinov, deux centres collégiaux de transfert technologique, ont élaboré et testé l’efficacité de différents concepts d’appâts semi-artificiels innovateurs faits de matières recyclées. Chaque appât comportait deux composantes : un agent attractif, fait de résidus d’usines de produits de la mer conformes à la diète du homard (moules déclassées, viscères de maquereaux et/ou résidus de crevettes), ainsi qu’une matrice de diffusion (matrice de thermoplastique recyclé, matrice inorganique de résidus de gypse ou dispositifs de diffusion directe). Les appâts fabriqués ont été immergés 72 h en eau de mer synthétique et les protéines totales libérées ont été mesurées en fonction du temps, par la méthode colorimétrique de Bradford. Les résultats montrent des taux de diffusion de protéines égaux ou supérieurs aux appâts naturels sur 72 h ( > 2,5 mg protéines/g appât), surtout pour les appâts de gypse et le dispositif de diffusion. Six appâts ont été testés en bassins pour l’attractivité des homards, en comparant le taux de capture sur 48 h avec des appâts naturels. Des essais en situation de pêche sont envisagés pour mieux évaluer l’efficacité de capture. Les résultats pourraient rendre l’industrie québécoise de la pêche au homard plus économique et écologique.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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