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Preuves électrophysiologiques contre la théorie du déficit magnocellulaire de la dyslexie

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Mélissa Sue Sayeur

Résumé de la communication

Depuis plus de deux décennies, l’hypothèse d’un déficit magnocelluaire dans la dyslexie développementale a suscité beaucoup d’intérêts et de controverses. Afin d’explorer l’existence d’un tel déficit, deux expériences ont été réalisées. Premièrement, à l’aide des potentiels évoqués visuels (PEVs), nous avons comparés les réponses électrophysiologiques d’un groupe de dyslexiques phonologiques (n=16) et d’un groupe de bons lecteurs (n=12) à des stimuli variant en contrastes et en fréquences spatiales. Aucune différence significative au niveau de l’amplitude des PEVs associées aux réponses magnocellulaire et parvocellulaire n’a été trouvée entre les deux groupes. Cependant, les analyses topographiques révèlent une activation des régions frontale droite et temporale gauche chez les dyslexiques suggérant un déficit des régions corticales de haut-niveau impliquées dans le traitement phonologique et/ou linguistique. Dans la seconde expérience, les mêmes groupes ont été testés dans une tâche de localisation sonore binaurale connue pour activer les régions auditives dorsales. Il était demandé au sujet de localiser des sons (broadband noise bursts) d’intensité fixe sur un plan horizontal, dans une chambre anéchoïque en pointant ou nommant leur position sur un périmètre gradué. Nos résultats indiquent que les dyslexiques étaient aussi exacts que les bons lecteurs à cette tâche. En somme, les résultats obtenus dans ces deux expériences remettent en question l’hypothèse d’une implication magnocellulaire dans la dyslexie développementale.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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