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Variabilité interannuelle des débits extrêmes maximums saisonniers en aval des réservoirs dans un contexte de réchauffement climatique : le cas de la rivière Saint-Maurice (Québec)

RL

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Raphaëlle Landry

Résumé de la communication

On analysé des longues séries des débits maximums journaliers (plus de 70 ans) lâchés en hiver et au printemps en aval de trois réservoirs (Gouin, Manouane et Matawin) construits dans le bassin versant de la rivière St-Maurice au moyen de la méthode de Lombard et de régression linéaire. La question principale de l’étude était de déterminer si cette variabilité interannuelle des débits maximums extrêmes saisonniers était influencée indirectement par la hausse de la température observée dans le bassin versant depuis la décennie 1970. Depuis leur mise en service, les trois réservoirs ont provoqué la disparition de tous les débits de récurrence supérieure ou égale à 2 ans. Mais l’ampleur de cet écrêtement de crues n’est pas restée constante dans le temps. Les débits extrêmes maximums ont significativement augmenté dans le temps en hiver en aval des réservoirs Gouin et Manouane (atténuation de l’effet d’écrêtement de crues) mais ils ont diminué significativement dans le temps en aval du réservoir Matawin (amplification de l’effet d’écrêtement de crues). Au printemps, ces débits ont significativement diminué dans le temps en aval des réservoirs Manouane et Matawin (amplification de l’effet d’écrêtement de crues). Ces changements ne peuvent être expliqués par la hausse de la température mais par l’influence du mode de gestion des réservoirs rendant ainsi aléatoire toute prédiction future de leur évolution dans un contexte de réchauffement climatique.

Contexte

section icon Date : 12 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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