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Enjeux de la violence dans le cinéma africain depuis les années 1990 : analyse de trois films

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Mouhamadou Cissé

Résumé de la communication

Le cinéma africain semble refléter des violences de toutes sortes, politiques, sociales, individuelles, depuis les années 90 accompagnées par une modification des esthétiques selon la critique qui constate l’émergence de nouvelles techniques et l’augmentation des scènes agressives. En effet, des cinéastes intéressés par des problèmes de l’institution politique construisent des scénarios où se lisent coups d’État, dictature militaire, massacre des populations, révoltes populaires. D'ailleurs, la violence sociale est puisée dans les espaces urbains qui s’avèrent des endroits de gangstérisme, de pauvreté et de prostitution où la femme est contrariée dans sa quête de liberté. Dans Madame Brouette (2004) de Moussa Sène Absa, un gang, soutenu paradoxalement par des éléments de la police nationale, terrorise la population, se livre au trafic de drogue. Une femme, Matty, cherche son chemin au milieu de ce monde corrompu et dangereux. Dans Code Phoenix (2006), Boubacar Diallo invente la cruauté à travers des intrigues sur la crise du pouvoir et sur le désordre installé par la junte militaire. Dans L’ombre de Liberty (2006) d’Imunga Ivanga, le journaliste Mateup, torturé jusqu’à la mort, mène un combat contre le général Katanga Mobutu qui s’empare du pouvoir par la voie militaire et qui multiplie les exactions sur les habitants du quartier sinistré. C’est cette manifestation de la violence que nous tentons d’analyser dans ces trois films, d’une part, en soulevant les enjeux d’ordre esthétique et éthique, d’autre part.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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