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Résumé de la communication
La couleur dans l’art a souvent été associée, depuis Platon, au fard, à la séduction, voire à la prostitution. La femme, par le biais du maquillage, est donc profondément liée à l’usage de la couleur. Cette figure a été repensée, et même revendiquée à la période moderne (on peut penser aux propos de Charles Baudelaire dans ''Le peintre de la vie moderne''). Le cinéma va s’en emparer à son tour, et tout particulièrement lorsqu’il passe du noir et blanc à la couleur. Nous nous proposons d’étudier ce personnage de la « femme fardée » dans le cinéma hollywoodien des années 1940-1950, à travers quelques films. On peut en effet observer dans cette période une inflexion dans la représentation de la femme : André Bazin disait que dans l’après-guerre, on passe des jambes de Marlène Dietrich à la poitrine de Jane Russel. La couleur est un vecteur important de cette résurgence du charnel, et de l’affirmation d’une certaine valeur expressive de l’artificialité et du « mauvais goût ». L’opposition entre Judy et Madeleine dans ''Vertigo'' de Alfred Hitchcock, ou le personnage de Ginnie (Shirley MacLaine) dans ''Some Came Running'' de Vincente Minnelli, constituent de bons exemples. Nous verrons comment la couleur n’est plus dans ces films un simple attribut symbolique qui caractérise le personnage ou le détermine socialement, mais devient un véritable enjeu de la mise en scène, à travers cette figure esthétique de la femme fardée qui transforme la couleur en mode d’action ou en condition d’existence.
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