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La force illocutoire de l'énonciation non sérieuse

SF

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Simon Fournier

Résumé de la communication

Selon plusieurs philosophes du langage, les unités minimales dans l'usage et la compréhension du langage sont des actes illocutoires (Austin) composés d'une force F (Frege) et d'un contenu propositionnel P (Searle) Si l'on regarde les choses sous cet angle, on pourra se demander si l'auteur d'une fiction littéraire exprime et communique des actes illocutoires lorsqu'il utilise non sérieusement (Frege, Austin, Searle) le langage. Peut-on faire une énonciation de cette nature sans rien faire ? À défaut d'avoir répondu à cette question, les philosophes n'ont pas été en mesure de valider leur hypothèse théorique en études littéraires. Quant aux théoriciens de la littérature qui ont amorcé l'étude des relations entre ce genre d'énonciation et le monde en privilégiant la notion de mondes possibles plutôt que celle d'actes illocutoires, ils ne sont pas parvenus à distinguer clairement les descriptions non sérieuses de l'auteur de fiction des descriptions sérieuses de leurs lecteurs qui parlent à propos de son monde fictif : ils n'ont pas tenu compte que les actes illocutoires qui y sont à l'œuvre ont le même contenu propositionnel P, mais différentes forces illocutoires F. L'objectif de la communication est de faire le point sur la question de la force illocutoire de l'énonciation non sérieuse. Après avoir expliqué le problème qu'elle pose à toute théorie de la signification des énonciations, il s'agira présenter une nouvelle hypothèse théorique et d'en mesurer la portée interdisciplinaire en sciences du langage.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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