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La gouvernance de la sécurité dans les états faibles et défaillants : une ou des gouvernances? : l'exemple somalien

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Yann-Cédric Quero

Résumé de la communication

Les travaux de recherche portent sur les forces et les faiblesses de la mise en œuvre du paradigme de gouvernance de la sécurité en Somalie. Dans un article de 2007, B. Dupont et al. proposent l'application de ce paradigme aux états faibles et défaillants, ceux-ci n'étant pas considéré en capacité de développer des structures étatiques susceptibles d'apporter une sécurité efficace. L'exemple de la Somalie est cité par les auteurs. Or en 2008, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) génère en Somalie un programme de réorganisation de la sécurité publique. Celui-ci passe par la réalisation d'une enquête de victimisation et de focus groupes au travers du territoire somalien, où les questions liées à la gouvernance sont abondamment traitées. Les informations collectées offrent un éclairage sur la question centrale des partenariats. Il apparait alors en Somalie l’existence d’une gouvernance à deux vitesses : D'une part une gouvernance globale, impliquant le PNUD, les ministères locaux et une dizaine d'ONG internationales et nationales où le partenariat existe, mais dans le cadre d’un pilotage politique et économique du PNUD qui impacte fortement les relations partenariales ; D'autre part, une gouvernance locale, impliquant les acteurs locaux (anciens, religieux, police, justices, ONG) où alors la qualification même de partenariat qui se pose du fait d'un contexte clanique et religieux exacerbé. La légitimité du concept est établit, mais ses limites opérationnelles dans un contexte d'état faible, restent forte.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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