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Les dimensions structurelles des représentations et usages de l'argent dans les familles : essai de comparaison entre le Québec et la Suisse

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Caroline Henchoz

Résumé de la communication

Comparer la manière dont les familles suisses et québécoises gèrent l’argent, le gagnent ou le dépensent revient à poser la question de l’impact du contexte dans lequel on vit sur nos pratiques intimes. Les ménages québécois qui bénéficient de politiques interventionnistes en matière de conciliation famille-travail ont-ils des organisations financières différentes qu’en Suisse où la question de la conciliation est largement laissée à l’initiative des individus et des entreprises ? L’accès facilité des mères au travail rémunéré les conduit-elles à jouir de plus de pouvoir et d’indépendance au sein du couple ? Y aurait-il moins d’inégalités au Québec qu’en Suisse ? Nous verrons qu’en Suisse et au Québec les représentations rattachées à l’argent divergent. En Suisse, l’argent semble avoir une valeur émotionnelle plus importante qu’au Québec. Dans le cadre de relations affectives (amicales, familiales ou amoureuses), son usage nécessite, pour reprendre les termes de Goffman (1973), un ensemble de rituels confirmatifs visant à réaffirmer la qualité des liens qui unissent les partenaires de l’échange. Au Québec au contraire, l’argent est perçu de manière moins émotionnelle, plus instrumentale. Les rapports financiers sont par conséquent moins euphémisés qu’en Suisse, plus directs. Conjuguées à des contextes sociaux offrant des opportunités et des contraintes différentes, ces significations culturelles de l’argent distinguent les familles suisses et québécoises dans leur rapport à la consommation ou à l'indépendance financière.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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