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Les fuyards font les histoires : l'architecture utopique renversée comme modèle structural du récit d'évasion

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Marie-Dominique Billequey

Résumé de la communication

L'objectif de cette communication se déploie dans l’espace insidieux qu’est la prison et prend la mesure de sa puissance architecturale et de son influence manifeste sur le récit. Organisé sur les principes d’une pensée unique et totalitaire où la surveillance, la négation de l’individu et le pouvoir hiérarchique en sont les diktats, l’espace carcéral est outil de destruction de la pulsion individuelle. La surveillance omnisciente scrute l’individu pour en extraire la déviance; l'idée étant de créer une structure sociale omnisciente et asphyxiante qui détruit la figure de l’insoumis et l’individualité au nom d’un bonheur massif. Ce type d’organisation sociale de l’espace où chacun est scruté, donc aliéné, simplifie l'individu, efface le tempérament, pour former une sorte de masse informe, incapable de confronter ou de combattre une autorité. Ainsi, le discours ne pourra jamais atteindre la narration et demeurera descriptif. Une question se pose alors: n’est-ce pas la différence, l'évasion, le déséquilibre qui fait le récit ? Si l’architecture panoptique, voire utopique, rend impossible le déséquilibre et bloque l’accès à l’axe du désir du schéma de Greimas, force est de constater qu’aucune histoire n’existera, aucun trajet narratif, d’un point A à un point B, ne sera possible. La transgression permettrait l’histoire et la figure de l’évadé prendrait alors toute son importance narrative.

Contexte

section icon Date : 13 mai 2011
host icon Hôte : Université de Sherbrooke, Université Bishop’s

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