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Résumé de la communication
Par cette présentation, nous souhaitons reconstituer les processus sociaux qui influencent le transfert des droits humains en Afrique – en particulier les droits des femmes – tant aujourd’hui (Benyeklef, 2008; Engle Merry, 2006) que dans le passé colonial (Engle Merry, 1981; John Comaroff, 2001) à travers l’analyse du cas du Burkina Faso. Il faut savoir que les principes de la justice occidentale, ainsi que ses institutions, par leur apparence d’universalité (Madiot, 1991) sont exportés dans les pays africains comme outil de modernisation et servent à légitimer une forme d’ingérence dans le droit local et son appareil judiciaire (Benyeklef, 2008). Le Burkina Faso n’échappe pas à cette tendance qui traverse l’Afrique postcoloniale (Comaroff et Comaroff, 2007) puisque l’État burkinabè n’a de cesse de réaffirmer sa volonté de renouveau et de rupture avec le passé par l’émission constante de nouvelles lois et textes législatifs calqués sur le modèle juridique moderne (Ackerman, 1997). Or, les paramètres juridiques sont toujours le produit d’une histoire et d’une géographie (Rouland, 2003) et leur intégration dans un univers idéologique autre que celui qui l’a vu naître entraîne inévitablement des confrontations, des résistances et des ajustements. Dans cet exposé, nous analyserons donc le phénomène d’universalisation des droits humains, puis nous exposerons les conséquences de ces transferts juridiques sur les populations ouest-africaines à partir de l’exemple du Burkina Faso.
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