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Résumé de la communication
La représentation du corps est construite selon des codes culturels et sociaux qui régissent une certaine façon de se montrer, de se révéler, de jouer, de paraître. Des personnages représentés de dos se remarquèrent peu à peu dans l’histoire de la peinture vers la fin du XVIIIe siècle, puis sur les planches de la scène théâtrale sous les commandes de Constantin Stanislavski. Ces acteurs, en osant tourner le dos au public, annoncèrent l’émergence d’une nouvelle façon d’occuper le monde, une « esthétique actorale » qui défie la frontalité ainsi que l’autorité du visage. Suivant les traces de Georges Banu qui examine l’arrivée de « L’Homme de dos » dans la peinture puis au théâtre, nous proposerons de nous questionner sur cette nouvelle scénographie du corps qui traverse également l’histoire du cinéma. À partir du film ''Le fils'' de Jean-Pierre et Luc Dardenne, dans lequel l'acteur principal (Olivier Gourmet) est majoritairement filmé de dos, nous tenterons de dégager les enjeux de ce nouveau « personnage-corps », en termes de langage cinématographique, de mise en scène et de jeu. « Si l’homme a un destin, ce sera plutôt d’échapper au visage, défaire le visage et les visagéisations, devenir imperceptible, devenir clandestin », écrivait le philosophe Gilles Deleuze. Il sera également question de voir comment l’acteur de dos en exacerbe singulièrement le principe, jusqu’à devenir une « image agissante ».
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